ROUGERUNE

Petitraitisme

Rougerune

Rougerune quitte la campagne Sénonaise pour Orléans où il suit le cursus arts
appliqués de l’Institut d’Arts Visuels (ESAD). Détour obligé par Paris, il devient directeur artistique
chez Publicis durant six années. Il crée des identités visuelles pour
de grandes marques, supervise la réalisation de photographies du bout du
monde au coin de votre rue. Passionné de bande dessinée,
il développe ensuite son activité d’illustrateur et ses recherches personnelles.

Incapable de choisir ou plutôt curieux de tout, Rougerune accumule les techniques
comme s’il allait bientôt y avoir pénurie. Riche de ce qu’il observe,
lit, étudie, découvre, admire, respecte et même bien plus encore,
il s’installe au dessus d’une toile, d’un canson ou du clavier de l’ordinateur,
et son travail se superpose en différentes couches sur ses dessins comme
les calques dans photoshop. Tolérant dans la vie comme dans sa pratique,
il est pour le mélange des genres, des supports et des techniques, une mixité
de valeurs et de tonalités.
Tout est possible puisque rien n’est interdit, l’anarchie peut régner à grands
coups de trames, couleurs, textures, peinture…
Rien n’est figé, tout évolue,
agir est un défi, dessiner une nécessité.

Réalisation :

Photo+graphie, prononcer «photo plus graphie».

Dans une société constamment abreuvée d’images, dans un monde complètement
transformé par l’humain, où se situe la limite entre réalité et illusion ?
Rougerune propose au spectateur une interaction entre la photographie et
la peinture pour brouiller la perception d’un support initial souvent perçu
comme le réalisme ultime.
D’entrepôts désaffectés en murs décrépis, d’ambiances de nuit en friches
industrielles, il manipule une réalité augmentée pour donner à voir et ressentir
la puissance de ces territoires en marge.
Les choix techniques et les principales forces de composition projettent le regard hors champs
et permettent au spectateur de réinterpréter le sujet et de le compléter selon sa propre sensibilité.
Les photographies sont contrecollées sur toiles ou bois. Rougerune intervient
ensuite à l’acrylique, aux pinceaux, aux marqueurs, à l’aérosol…

Petitraitisme

Le réel réinterprété sous forme de trames, à la manière de l’imprimerie.
En prenant de la distance ou de la vitesse, l’élément de trame s’étire, devient
trait, se jouant de l’oeil, oscillant en permanence entre réalisme et abstraction.
Le Petitraitisme utilise des outils simples, un rendu brut permettant une
grande liberté de supports et d’interprétation.